Le blog de osagay
Des affrontements entre les forces de l'ordre et quelques manifestants sont survenus à la fin de la Manif pour tous organisée par
les opposants au mariage homosexuel ce dimanche 24 mars. A l'origine, les organisateurs avaient demandé à pouvoir manifester sur les Champs-Elysées ce qui leur avait été refusé. Il semble
qu'entre "100 et 200 personnes ont tenté de forcer un barrage pour rejoindre les Champs-Elysées" selon la préfecture de police. Les forces de l'ordre ont alors riposté en utilisant des
gaz lacrymogènes. La manifestation qui a rassemblé 300 000 personnes selon la police et 1 400 000 selon les organisateurs s'est tenue sur l'avenue de la Grande Armée qui a vite été saturée. Les
manifestants ont alors débordé sur les rues adjacentes. Tout au long de l'après midi, les organisateurs ont diffusé par haut-parleur des appels au calme : "N'essayez pas de déborder, c'est
inutile, périlleux et illégal". Ces appels n'ont semble-t-il pas été totalement entendus. Face à ces incidents, les réactions politiques ne se sont pas faites attendre. Sans surprise, les
responsables de l'UMP crient au scandale. Jean-François COPE, présent lors de la manifestation, demande à "François HOLLANDE de rendre des comptes aux Français sur les
agissements qui ont été commis" et précise que l'on "a utilisé, semble-t-il, des gaz lacrymogènes contre des familles qui étaient présentes avec leurs enfants". A gauche, le Premier
secrétaire du Parti socialiste, Harlem DESIR a dénoncé les provocations commises contre les forces de l'ordre par "des groupes extrémistes" et a demandé "aux leaders
de la droite et aux organisateurs de cette manifestation de ne pas chercher la provocation avec la police et de ne pas accepter qu'un certain nombre de jeunes gens essaient de franchir les
limites qui sont celles qui sont naturelles sur ce parcours". Du côté de la préfecture de police et du ministère de l'intérieur, on déclare que "la stricte force nécessaire a été
employée pour contenir les débordements d'une minorité de manifestants très agressifs. C'est pour les empêcher de pénétrer dans le périmètre interdit qu'il a été fait usage de gaz
aérosols".
Sources : ouest-france.fr / liberation.fr